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Dimanche 27 septembre 2026
CGV / E-commerce

Prêt de matériel au SAV : organiser le retour

Prêt de matériel pendant un SAV : préparez la remise, les accessoires, les données et la restitution sans confondre prêt et garantie.

Un client repart avec un appareil de remplacement pendant la réparation du sien. Quelques semaines plus tard, personne ne sait quels accessoires ont été prêtés ni quand le retour devait intervenir. Une fiche courte permet de prévenir ce litige sans alourdir l’accueil au SAV.

Qualifier ce qui est remis au client

Le prêt à usage consiste à remettre une chose pour s’en servir, avec obligation de la rendre. Il est gratuit et le prêteur reste propriétaire : articles 1875 à 1877 du Code civil. Une mise à disposition payante doit donc être qualifiée autrement. Source : nature du prêt à usage.

Distinguez ce prêt du remplacement définitif au titre de la garantie. Vérifiez si la mise à disposition résulte d’une promesse commerciale, d’un contrat particulier ou d’un geste ponctuel. La fiche doit nommer l’opération choisie, sans demander au consommateur de renoncer à son dossier initial.

Une fiche de remise proposée

Rubrique Information utile
Dossier d’origine Référence de la demande SAV et bien concerné
Bien prêté Modèle et numéro permettant son identification
Contenu remis Chargeur, câbles, housse et autres accessoires
État Observations contradictoires et photos pertinentes
Usage convenu Utilisation autorisée et consignes techniques
Retour Événement déclencheur, contact et modalités pratiques
Données Sauvegarde, déconnexion et effacement au retour

Remettez une copie au client. Si une somme est demandée en garantie du retour, prévoyez clairement ses conditions et sa restitution dans la procédure de dépôt de garantie. N’assimilez pas automatiquement dépôt, coût de réparation et prix du matériel.

Garder le calendrier de garantie visible

Un prêt n’autorise pas à laisser la réparation en attente indéfiniment. Pour une mise en conformité relevant de L. 217-10, le délai ne peut dépasser trente jours suivant la demande ; l’opération doit intervenir sans inconvénient majeur. L. 217-11 prévoit sa gratuité. Source : garantie légale de conformité, articles L. 217-10 et L. 217-11.

Suivez donc deux échéances : traitement du bien vendu et retour du bien prêté. Une disponibilité temporaire réduit parfois la gêne du client ; elle ne réécrit pas les droits au titre de la garantie légale. Si une garantie commerciale promet un prêt, vérifiez également son périmètre et ses conditions.

Contrôler le retour avant la prochaine remise

Comparez le matériel à la fiche initiale. Distinguez accessoire manquant, panne, trace d’usage et dommage ; ne transformez pas chaque observation en facture automatique. Consignez les désaccords et les justificatifs avant de décider d’une demande de paiement.

Pour un équipement connecté, organisez la déconnexion du compte et l’effacement avant toute nouvelle mise à disposition. Évitez de demander le mot de passe personnel du client : une procédure guidée de déconnexion respecte mieux la minimisation des données. Gardez seulement la preuve utile de l’opération réalisée.

Ce qu’il faut retenir

  • Distinguez prêt temporaire et remplacement définitif.
  • Identifiez le matériel, ses accessoires et son état.
  • Continuez à suivre le délai du dossier SAV initial.
  • Contrôlez les données et les comptes avant de prêter de nouveau.

FAQ

Le prêt remet-il le délai de réparation à zéro ?

Non. Il ne constitue pas un nouveau point de départ de la demande initiale de mise en conformité.

Peut-on utiliser le même formulaire pour une location payante ?

Il faut adapter la qualification et les engagements. Le prêt à usage décrit ici est gratuit ; un service payant comporte d’autres conditions à examiner.

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À propos de l’auteur. Thiébaut Devergranne est docteur en droit privé, titulaire du CAPA et fondateur de Legiscope. Il travaille depuis plus de vingt ans sur le droit des technologies et la protection des données.

Thiébaut Devergranne
Docteur en droit des nouvelles technologies (Paris II)

Docteur en droit, Thiébaut Devergranne travaille en droit des nouvelles technologies et en protection des données personnelles depuis plus de 20 ans. Il a accompagné des centaines d'organisations dans leur mise en conformité RGPD et est le fondateur de Legiscope, logiciel de conformité RGPD.

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